( 22 août, 2009 )

Anthropo-cosmobiologie

Hypothèse d’intégration des rythmes biologiques humains à leur environnement cosmique par le rôle des premières religions 

Dans notre livre, nous avons vu que les périodes géocentriques des planètes pouvaient être rapprochées des rythmes biologiques de l’Homme, en particuliers des cycles de son horloge biologique en relation aux hormones dont le taux de sécrétion varie avec l’âge. Il est donc légitime de soulever l’hypothèse d’intégration aux périodes planétaires des rythmes biologiques inhérents à l’âge. Pour cela, nous pensons que les premières religions ont joué un rôle capital en attribuant aux symboles célestes une prédilection pour le monde des morts et des ancêtres. Nombre de croyances des sociétés premières actuelles parlent en faveur de l’association originellement établie entre les divinités célestes et l’univers des défunts. Rien n’empêche de penser que ces associations ont pu s’organiser autour de représentation de la mort dont le sens s’est élargie à celui du temps, des rythmes et des périodes de la vie humaine. Les rites de passage sont assez parlant à cet égard, car ils représentent souvent à eux seuls des « petites morts » où l’individu rejoint le monde des ancêtres. 

Rites de passage et tranches d’âge 

C’est au cours de la puberté (10-15 ans), âge des périodes de Jupiter, Mars et Saturne (1er hémicycle), qu’ont lieu les rites de passage tel que le tatouage ou la scarification. Pour les garçons, il s’agit de subcision, d’épreuve physique ou psychique, de mort initiatique, voir de régression ou d’hermaphrodisme. Pour les filles d’excision, de réclusion, de rite de fertilité. Chez les Améridiens, l’âge de « Quête de vision », par isolement et jeûne ou la prise d’hallucinogène, correspondait aussi à la puberté. Même à l’heure actuelle, les rites de passage ont lieu à des âges significatifs de la vie biologique et des conceptions de la mort, notamment à 7-8 ans (période de Vénus) où s’installent les premières appréhensions de la mort. Chez les musulmans, il s’agit de l’âge d’initiation à la prière, chez les catholiques l’âge de la communion et du catéchisme. Alors que pour les hindous cet âge célèbre la naissance spirituelle par la pratique du « cordon brahmanique ».  Les tranches d’âge de ces rites de passage correspondent souvent aux périodes géocentriques des planètes. Au fil du temps, les célébrations antérieures de ces « passages » ont sans doute rythmer la vie sociale des Hommes sur le modèle de leur cycle biologique et des périodes planétaires qu’ils étaient de mieux en mieux capables d’observer. A titre d’exemple, les Bambaras du Mali observaient la qualité d’apparition de Vénus (appelée « iawa » ou « étoile de circoncision ») pour prévoir la mise en place des rites de passage que représentait la circoncision ou « prise d’habit » des jeunes pubères. Toujours au Mali, mais cette fois chez les Dogons, Vénus (appelée « tolo yazu » ou « étoile du matin ») était associée aussi à la circoncision et Mars (appelée « yapunu tolo » ou « étoile des femmes menstruées ») était associée au sang des menstrues et de la circoncision. Enfin, les sources aztèques témoignent en faveur de connaissance des périodes synodiques de Vénus mises en relation à la gestation des femmes et donc du premier rite de passage : la naissance. Vie, mort, naissance, menstrues, circoncision, sang… sont autant de déclinaisons des passages et périodes de l’existence humaine dont les âges correspondent aux périodes géocentriques des planètes. 

Moyennes d’espérance de vie et périodes planétaires géocentriques  Curieusement, les âges moyens d’espérance de vie à la surface du globe corroborent l’étendue des périodes géocentriques des planètes découvertes au fil du temps. Ainsi, la durée de vie des hommes ont été la même que la « durée de vie » des planètes orbitant apparemment autour de la Terre. Tout au long du paléolithique supérieur l’espérance de vie moyenne n’a pas dépassé la vingtaine d’année (approximativement 25 ans) et correspondait à la double période de Jupiter (12 X 2 = 24 ans) qui n’a pas manqué d’être observée. Puis, la moyenne d’espérance de vie était autour de 30 ans au néolithique, lorsque Mars fut probablement observé avec sa double période de 15 ans (15 X 2 = 15 ans). Enfin, à l’invention de l’astrologie lorsque les premières cultures découvrir la planète Saturne, et purent observer son cycle de 30 ans, la durée de vie humaine approchait la trentaine (approximativement 38 ans du IXe au Ve siècle av. J.C.). Alors que la découverte européenne d’Uranus, dont la période est de 84 ans, eut lieu lorsque l’espérance de vie atteignait la quarantaine (c’est-à-dire, le 1er hémicycle d’Uranus) pour  aboutir, en Europe, à une espérance de vie évaluée à près de 80 ans (c’est-à-dire le cycle entier d’Uranus) après la découverte des autres planètes transsaturniennes.  De plus, les périodes planétaires de Mercure (7 ans), Vénus (8 ans), Mars (15 ans) et Saturne (30 ans) s’intégrant les unes aux autres par des multiples de 2, ces planètes ont pu symboliser les différents « passages » de l’existence humaines, que constituent  la mort et les rites de passage, ainsi que les « portes » de communication avec les dieux (symbolique que l’on retrouve souvent pour Vénus et Mercure), si ce n’est la mort elle-même et le monde des enfers (symbolique récurrente de Mars et Saturne). Bien entendu, notre « anthropo-bio-cosmologie » ou « anthrpo-cosmobiologie » n’est qu’une hypothèse de recherche. Mais elle vaut la peine d’être soulignée pour contribuer à une approche anthropologique de l’astrologie. 

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