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( 21 août, 2009 )

Système solaire et ethnoastronomie

Les planètes : la récurrence des signaux référents 

Contrairement au zodiaque, les planètes visibles à l’œil nu ont été observées par toutes les différentes cultures astronomiques du globe, tant dans les traditions orales que dans les civilisations qui acquirent l’écriture comme celles qui inventèrent idéogramme et glyphe, voire d’autres méthodes de pré-écriture tels que les rongo rongo pascuans. 

Seconde constante commune à l’observation des planètes, du Soleil et de la Lune, au contraire des particularités zodiacales : la récurrence des signifiants les désignant, la répétition lexicale des mots, images et termes des langues vernaculaires qui traduisent l’observation de leurs intensités, couleurs, mouvements etc…à travers des cultures extrêmement variées. Les signaux visuels apparemment émis par les planètes errantes semblent appartenir à un référent astronomique, sinon identique ou constant, du moins récurrent à travers les différences culturelles d’un hémisphère ou d’un continent à un autre, d’une région du monde à telle autre sans contact ni histoire commune. L’imaginaire planétaire fait partie d’un héritage anthropologique certain. 

Nous analysons dans notre livre les différentes explications de ce legs, en envisageant une hypothèse mettant en question l’évolution biologique de l’Homme. Mais nous n’oublions pas de passer en revue les différentes théories avancées par les astrologues contemporains pour expliquer l’ « influence » des planètes. 

Les révolutions sidérales des planètes : une « révolution copernicienne » des mentalités ? 

Nombre d’astrologues actuels se réfèrent aux études effectuées sur les stades de formation intellectuelle, de l’enfance à l’âge adulte, pour étayer une astrologie moderne et humaine. Pour cela, les révolutions sidérales des planètes sont mises en parallèle aux différents stades de la maturité psychique et mentale. A l’évidence, les révolutions sidérales des planètes semblent en phase avec les premiers pas du petit de l’Homme. 

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La période de révolution, est le temps mis par un astre pour accomplir sa trajectoire, ou révolution, autour d’un autre astre. Comme une planète autour du Soleil, ou un satellite autour d’une planète. 

systemesolaire02.jpg 

Le temps nécessaire pour accomplir ce déplacement peut être estimé par le retour à une même position par rapport à une étoile fixe, ou à la même position par rapport au point équinoxial. Dans ce cas, il est appelé période de révolution sidérale.

Période de révolution sidérale des planètes du système solaire : 

  • Mercure : 87,969132 jours 

  • Vénus : 224,701 jours 

  • Terre : 365,257 jours 

  • Mars : 686,960 jours 

  • Jupiter : 4 335,355 jours (11,87 années) 

  • Saturne : 10 757,737 jours (29,45 années) 

  • Uranus : 30 708,160 jours (84,07 années) 

  • Neptune : 60 224,904 jours (164,89 années)

  • Pluton  : 90 613,306 jours (248,09 années) 

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Piaget donne des tranches d’âges du développement de l’enfant qui correspondent presque exactement aux révolutions sidérales des planètes inférieures (Mercure vers 3 à 4 mois et Vénus vers 7 à 8 mois). La suite est édifiante en ce qui concerne celles des planètes supérieures (Mars vers 2 ans, Jupiter 12 ans et Saturne 30 ans). « La pensée naît et se développe chez l’enfant de 2 à 7 ans [1er hémicycle de Jupiter, entre 2 et 6 ans] », après la révolution martienne (2 ans) selon les astrologues. Piaget poursuit ses explications pédagogiques qui donnent raison à la tradition astrologique prêtant aux « jupitériennes » des caractéristiques morales. « Du point de vue affectif, les premiers sentiments moraux apparaissent également entre 2 et 7 ans ». L’enfance de 7 à 12 ans (2nd  hémicycle de Jupiter) est, toujours selon l’auteur, l’âge où la pensée évolue vers sa forme « normative », mais c’est vers 12 ans (pour les astrologues : fin de la révolution de Jupiter et début de celle de Saturne) qu’il faudrait situer le tournant décisif permettant à l’enfant d’acquérir une pensée libre et détachée du réel. « La pensée ainsi élaborée donne à l’adolescent le plein essor du sentiment idéologique fondé sur une réflexion exclusivement hypothéticodéductive dont la part de l’imagination du jeune adulte éloigne parfois du réel ». 

La référence au psycho-pédiatre Piaget en cette matière est presque devenue un lieu commun. Aux yeux des astrologues modernes, il ne s’agit donc pas de justifier l’ « influence » des planètes mais de les synchroniser avec l’évolution intellectuelle, par l’hypothèse d’une synchronicité entre les révolutions sidérales et les stades des mentalités humaines au cours de la vie d’un individu. C’est la structure héliocentrique du système solaire qui est en jeu dans cette explication synchronistique de l’ « effet » des planètes sur l’existence des Hommes qui auraient inconsciemment intégré les révolutions des planètes. Il paraît cependant étrange de considérer le système solaire dans sa structure « objective » (héliocentrique) qu’aucun homme, avant la révolution copernicienne, ne peut concevoir et surtout n’a pu observer. Faudrait-il donc admettre que l’Homme soit astrologiquement  « influencé »  malgré lui et en dépit de ses observation multimillénaires sur le va et vient des errantes et les mouvements apparents des planètes inhérents à une observation géocentrique ? Relisons Piaget : « le petit enfant va réaliser une véritable assimilation sensori-motrice du monde extérieur immédiat pour réaliser en fait, en 18 mois ou 2 ans [révolution sidérale de Mars], toute une révolution copernicienne en petit [souligné par nous]: tandis que le nouveau né ramène tout à lui (…) lorsque débutent le langage et la pensée, il se situe déjà pratiquement (….) dans un univers qu’il a construit peu à peu et qu’il sent désormais comme extérieur à lui-même ». 

Il est intéressant de noter que Piaget lui-même fait référence à la « révolution copernicienne » en évoquant le passage de l’enfance subjectif à l’âge objectif, au point où on pourrait même supposer que les astrologues, dans leur modernité, en soient venus à penser que cette révolution ait été commune au legs humain.  N’en déplaise à Piaget et aux astrologues coperniciens, nombre d’autres études ont relativisé cette vision ethnocentrique en montrant que, par exemple, les stades d’évolution piagétienne (et donc des révolutions sidérales héliocentriques) ne pouvaient pas s’appliquer aux structures mentales des individus de culture plus « exotique », comme par exemple les jeunes … Polynésiens. Enfin, il est clair que les structures mentales sont elles-mêmes fonction des sociétés qui préconisent âge et condition de vie dans les écoles du modèle occidental et il est patent que ce sont au moins autant les infrastructures et les modes de vie que les superstructures et les modes de la pensée occidentale qui façonnent l’émergence de l’esprit. Il serait bien présomptueux de mettre sur le même pied d’égalitaire système solaire et hégémonie de ces modes là de vie ! 

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Le système héliocentrique 

copernic.jpgLoin de nous l’idée de remettre en question le système héliocentrique, découvert par Copernic, qui est en soi une véritable révolution extrêmement bénéfique pour la science et les connaissances objectives de l’univers. L’adoption de l’héliocentrique fut aussi très importante pour les astrologues modernes. Mais la question est de savoir comment l’Homme intègre les périodes sidérales des planètes autour du Soleil. Si nous considérons les révolutions sidérales, que l’Homme n’a pas été capable de calculer avant la révolution copernicienne, il faut adopter la thèse d’une influence « biologique » des révolutions planétaires, sans tenir compte de la dimension historique et anthropologique impliquée dans la façon de penser la relation de l’Homme aux planètes. Si, au contraire, les astrologues souhaitent tenir compte de cette dimension et considérer la corrélation possible entre Homme et planètes, dans leurs révolutions autour de la Terre, il faut alors adopter la thèse « anthropo-cosmobiologique » que nous soutenons.

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Figure 1: représentation circulaire des Sephirots évoquant le système héliocentrique 

Au sujet de la perception moderne du copernisme, il faut souligner que si Copernic semble, à nos yeux, avoir fait triompher la science de l’obscurantisme, ce n’est qu’une vision a posteriori de la chose, car le chanoine polonais n’a pas voulu cela, dans le contexte historique de ses recherches, mais plutôt révéler au monde la « vraie » nature de l’œuvre de Dieu (ce qui n’est pas une démarche scientifique au sens actuel du terme).

Enfin, la vision héliocentrique du chanoine a pu s’inspirer de modèles antérieurs ou dans l’air du temps qui n’avaient rien de scientifique. Et il n’est pas interdit de penser que certaines modèles cabalistiques aient pu contribuer à la représentation héliocentrique (voir fig.1).

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sephirotrevolusiderale.jpgDernier point de taille, dans notre plaidoyer pour le pluri-ethnisme de l’imaginaire astrologique : la référence aux structures du système solaire, dans sa vision héliocentrique, semble bien entachée d’une certaine représentation idéologique plus ou moins inconsciente, telle que le tripartisme. 

Figure 2: représentation tripartite du système solaire en fonction des révolutions sidérales 

Nous avons donc montré dans notre livre comment les anciens modèles de hiérarchie, le plus souvent tripartite, ont pu influencer les représentations de l’ordre du cosmos et des planètes. C’est notamment à travers la figuration symbolique de l’Arbre des Sefirots (ou Sephirots), représentation issue de l’Europe médiévale finissante et de la Renaissance, qu’une certaine idée du monde a pu imprégner les mentalités émergeantes en faveur de l’héliocentrisme (fig.1) qui fit la part belle aux représentations tripartites. En fait, on observe souvent, chez les astrologues adoptant avec raison le système de Copernic, une façon de penser le système solaire qui revient à justifier une certaine forme de répartitions tripartites des planètes (fig.2) qu’ils projettent consciemment ou pas sur leur conception héliocentrique du monde.

Sexe, psychisme et révolution des planètes : le géocentrisme retrouvé 

Nous abordons dans notre livre le rapport entre révolution planétaire et stade de maturité intellectuelle. Mais qu’en est-il du rapport à la sexualité et à l’évolution psychique ? Les stades développés par l’analyse freudienne, tels ceux de Mélanie Klein et d’Abraham, laissent apparaître deux axes psychiques intéressant les révolutions sidérales, notamment au cours du stade oral (pour Klein) et au cours du stade anal (pour Abraham). Ces axes s’organisent autour de la notion d’ambiguïté, avec un stade pré-ambiguïté et un stade post-ambiguïté. Le premier stade oral (pré-ambiguïté) de M. Klein correspond au stade lunaire « schizoparanoïaque », le second (ambiguïté) correspondant à une phase de dépression vers le 4e mois, s’accentuant en période d’angoisse du 8e mois, ces périodes étant susceptibles d’être rapprochées des révolutions sidérales de Mercure (3-4 mois) et de Vénus (7-8 mois). Pourtant les autres stades de la vie psychique et sexuelle, mis en avant par les astrologues pour expliquer le synchronisme avec les révolutions sidérales héliocentriques, laissent bien des ombres. Et les lacunes qui apparaissent poussent certains astrologues à prétendre devoir utiliser l’emploi des révolutions et demi (ou des révolutions un quart) plutôt que les périodes pleines des révolutions planétaires, ce qui est une façon de procéder à des artifices pour sauver les apparencesEn tout état de cause, c’est vers la vie psychique et sexuelle (au sens hormonal et biologique du terme) que les astrologues devraient se tourner, car apparemment les observations cliniques (qui ne coïncident pas toujours avec la doctrine freudienne) donnent raison à un synchronisme avec les révolutions des planètes, mais cette fois vues de la Terre et donc selon une vision géocentrique. L’analyse des activités sexuelles, engendrées par les mutations biologiques de différents stades de la vie psychique, fait correspondre assez bien ces stades aux fins des cycles planétaires géocentriques (voir encadré) 

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synodiquevenus.jpg

Figure 3 : révolution synodique de la planète Vénus 

La période synodique d’une planète est le temps mis par cette planète pour revenir à la même configuration Terre-planète-Soleil, c’est-à-dire à la même place dans le ciel par rapport au Soleil, vu de la Terre. Cette durée diffère de la période de révolution sidérale de la planète car la Terre elle-même se déplace autour du Soleil. En conséquence, il s’agit de la période de révolution apparente, la durée entre deux conjonctions planète-Soleil, telle qu’observée depuis la Terre.

bouclevenus.jpgFigure 4 : les 5 boucles effectuées par Vénus autour de la Terre en 8 ans

La relation entre les deux périodes a été calculée pour la première fois par Copernic dans le cas d’orbites circulaires. Ces périodes sont géocentriques. Dans notre livre nous nommons cette période de coïncidence entre les deux révolutions : période sidéro-synodique. Elles sont approximativement de 7 ans pour Mercure, 8 ans pour Vénus, 12 ans pour Jupiter, 15 ans pour Mars, 19 ans pour la Lune et 30 ans pour Saturne. 

Dans notre exemple, il faut 584 jours à Vénus (révolution synodique) pour s’aligner avec la Terre et le Soleil (fig.3). Mais il lui faudra attendre 8 ans pour que cet alignement tombe approximativement à la même date de l’année (période sidéro-synodique). Pendant ce laps de temps, la planète aura eu l’occasion de former 5 boucles de rétrogradation en s’approchant de la Terre (fig.4).

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Ces stades de la vie psycho-sexuelle coïncident aussi aux stades de l’évolution des notions de temps. Par exemple, c’est vers 7-8 ans (cycle de Vénus) que commence l’onanisme en même temps qu’apparaît la notion du temps et de la mort. Les psychologues des enfants ont étudié le développement du sens du temps chez les très jeunes. Vers 18 mois, l’enfant est capable de réaliser le moment présent (« maintenant »). Mais ce n’est que vers 8 ans que le temps local semble pouvoir être intégré dans un temps plus général. Dès ce moment, l’ordre temporel peut alors être coordonné avec la durée, conduisant à un temps commun à différents mouvements et à des vitesses différentes (notion de rapport du temps à l’espace, de vitesse…). Enfin, c’est à la puberté entre 10 et 15 ans (cycle de Jupiter de 9 à 12 ans et de Mars de 13 à 15 ans) qu’on assiste à la sécrétion de testostérone (hormone androgène), sous l’influence de la gonadotrophine, chez les garçons et à une augmentation des œstrogènes chez les jeunes filles. Les notions de temps s’élaborent parallèlement, car il faut attendre le cycle de Mars et la première opposition saturnienne pour acquérir la conception du temps abstrait.  Les demis et quarts de cycle sont aussi, vus de la terre, significatifs dans l’élaboration de la vie sexuelle. Le premier carré de Jupiter et de Mars et le premier demi-carré de Saturne, entre 3 et 4 ans, signent la première période des « complexes » (Oedipe, castration). L’opposition de Jupiter, vers 5-6 ans, correspond au début de la légendaire période de latence. Mercure signe le développement psychologique entre 6 et 7 ans, en marquant le fameux « âge de raison » à 7 ans. Vénus entre la 7e à la 8e année, marque, avec le premier carré de Saturne et l’opposition de Mars, la pré-puberté accompagnée des notions de temps et de mort. Jupiter et Mars signent la puberté et le stade génital etc… Les stades du développement de la sexualité sont donc curieusement à corréler à l’apprentissage des notions spatio-temporelles. Pour nous, il ne s’agit pas d’un fortuit hasard, car ces notions spatio-temporelles sont extrêmement récurrentes dans les champs lexicaux des noms des planètes recueillis dans la nomenclature utilisée par les différentes cultures astronomiques sur toute la surface du globe (notions évoquées par l’âge, la parenté, la génération, la taille, les points cardinaux…attribués aux planètes). En revanche, la nomenclature planétaire récoltée dans les langues vernaculaire de toutes les sociétés qui se sont intéressées à l’astronomie fait peu état des notions de structure propre à l’héliocentrisme, exception faite dans les sociétés hiérarchisées qui projettent dans le ciel, constellations et planètes confondues, les strates sociétales de leur culture. 

Révolutions planétaires et horloge biologique : le périple de la théorie des âges  

L’un des défenseurs, ou plutôt le plus grand des défenseurs, du géocentrisme fut Claude Ptolémée (IIè siècle de notre ère) qui fit référence à tous les opposants du copernisme. Mais il fut aussi le  témoin séculaire d’une longue tradition qui voyait dans les révolutions des planètes une manière de penser les âges des Hommes. Il ordonnait les planètes et les astres de la Lune à Saturne : les errantes formaient une succession de révolution homocentriques à partir de la Lune, puis venaient Mercure, Vénus et le Soleil, qui équilibraient le système planétaire de Ptolémée, enfin, Mars, Jupiter et Saturne suivaient. Une typologie planétaire naissait : de l’astre le plus rapide correspondant à l’enfance, à la planète la plus lente, correspondant à la vieillesse. De plus, une étude poussée des révolutions synodiques, par rapport au Soleil et aux étoiles, lui permit de préciser le laps de temps imparti à l’influence de chaque luminaire et planète depuis la naissance et au cours de la maturation d’un individu. Il accordait 4 ans à la Lune, 10 ans à Mercure, 8 ans à Vénus, 19 ans au Soleil, 15 ans à Mars, 12 ans à Jupiter et 30 ans à Saturne. Ces périodes étaient utilisées, à quelque exception près (les 4 ans de la Lune et les 10 ans de Mercure) depuis l’invention de l’astrologie babylonienne pour prévoir les phénomènes indiquant le retour de la planète près d’une étoile au même mois et le même jour de l’année, quoique ce retour stellaire fût très approximatif et puisse varier de quelques degrés de longitude. Cela constituer une « théorie des âges » que les astrologues modernes ont revu et corrigé, tel un Jean-Pierre Nicola qui innova en rompant avec la tradition établie par Ptolémée. Selon lui, les acquisitions pendant la période de l’évolution de l’enfant correspondant à la durée du cycle de la planète considérée éclairaient la signification de la planète. Par exemple, Jupiter, qui domine à partir de la fin de la révolution sidérale de Mars (2 ans) jusqu’à l’âge de 12 ans, présente un mode de fonctionnement marqué par la pensée concrète, alors que le stade de la pensée abstraite est à relier à Saturne dont l’intelligence est beaucoup plus analytique. Ainsi, selon Jean Pierre Nicola, à l’âge lunaire (de 0 à 1 mois) le petit de l’Homme évoluerait jusqu’à l’âge uranien (84 ans environ), correspondant à la moyenne de vie actuelle, puis peut-être jusqu’aux autres âges transuraniens jusqu’à l’âge plutonien (250 ans environ ?!) Mais, on ne nous explique pas ni comment, ni pourquoi ce seraient des périodicités héliocentriques qui influenceraient l’Homme, lui qui logiquement devrait percevoir les mouvements célestes depuis la planète Terre. De Ptolémée à Nicola, une tradition vieille de XVII siècles décrit un périple se perdant dans la nuit des temps qui nous oblige à questionner le rapport à établir entre période planétaire et cycle biologique. Les dernières recherches en matière d’horloge biologique humaine sont intéressantes car elles montrent que les cycles planétaires peuvent être mis en corrélation avec les phases de diminution de sécrétion des hormones selon les âges. Ainsi, selon ces études, qui montrent que les fonctions rythmiques des sécrétions hormonales ne sont pas uniformément affectées avec l’âge, la quantité d’hormones sécrétées diminue avec l’âge, dans le cas des hormones sexuelles, de la DHEA et de la mélatonine (même si la rythmicité de leur sécrétion est peu perturbée). Dans notre livre, nous avons développé l’hypothèse d’une corrélation possible entre la diminution des sécrétions des hormones sexuelles, de la DHEA et de la mélatonine avec les périodes géocentriques des planètes. Loin de nous l’idée de croire en une influence des planètes sur les rythmes de nos horloges biologiques. Notre thèse serait plutôt fondée sur l’hypothèse de l’intégration des rythmes biologiques humains à leur environnement cosmique (voir page « Anthropo-cosmobiologie ». 

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